Publié dimanche 8 juin 2008 à 12h11
par
Editeur
(vu 637 fois et 0 commentaires)
Kurt Beck, président du SPD, est déterminé à lutter en faveur d'un travail décent et d'un revenu minimum! Il désire également diminuer les cotisations sociales des salaires plus bas et compenser le manque à gagner au budget en augmentant les impôts sur les fortunes.
Ces mesures ont été énoncées lors d'un débat entre les leaders du SPD et quelque 3.000 délégués venus à Nuremberg fin mai afin de discuter de l'avenir de l'Allemagne et de son plus vieux parti, le SPD.
Réunis autour de 20 forums thématiques, les militants du parti ont pu rencontrer les représentants de haut vol de la social-démocratie allemande. Le panel sur "La nouvelle Europe sociale", par exemple, a compté avec la présence de Heidemarie Wieczorek-Zeul, ministre de la coopération économique et du développement, de Michael Sommer, président de la Confédération allemande des syndicats, de Martin Schulz, député européen et président du Groupe socialiste au Parlement européen et de Bernhard Rapkay, député européen et chef de file de la délégation du SPD au Parlement européen.
Les participants ont tous été d'accord pour dire que l'idée centrale du modèle social européen est encore bel et bien pertinente aujourd'hui: il n'y a pas de contradiction à vouloir concilier croissance économique, justice sociale et responsabilité écologique. Dans un monde de plus en plus globalisé, il revient aux sociaux-démocrates de renouveler la stratégie politique pour les sociétés européennes. Il est essentiel de définir des normes européennes en matière de droits à l'emploi et de codétermination. Les sociaux-démocrates allemands veulent par conséquent un pacte pour la stabilité sociale en Europe qui prenne en compte les objectifs et normes en matière d'éducation et de dépenses sociales.
Qui d'autre peut mettre l'Europe à l'avant-garde d'une conception pacifique, sociale et durable de la mondialisation si ce n'est les sociaux-démocrates? Martin Schulz a souligné qu'une nouvelle Europe sociale ne verra pas le jour sous des gouvernements conservateurs. Il a lancé à un appel à ses camarades militants du parti à veiller à ce que l'Etat-providence ne soit pas démantelé (à la Sarkozy) et à suivre de près la concentration du pouvoir politique, économique et médiatique (à la Berlusconi). Seul un groupe social-démocrate fort au Parlement européen peut contrecarrer la majorité de commissaires conservateurs au sein de la Commission européenne et construire une véritable Europe sociale.
Commentaires
Pas encore de commentaires
Vous devez vous identifier afin de pouvoir Affichez vos commentaires . Pas encore inscrit? Inscrivez-vous ici! Mot de passe oublié?