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29/01/2009

Appel du PSE à la présidence tchèque à ne pas enterrer les objectifs européens pour la petite enfance

Une proposition de la présidence tchèque visant à ouvrir un débat sur la pertinence des objectifs européens en matière de crèches et de garderies a provoqué une levée de bouclier chez les socialistes européens.

La proposition figure dans un document de discussion qui doit être examiné lors d'une réunion informelle des ministres européens de la famille le 5 février prochain à Prague. Le document pose toute sorte de questions sur les objectifs mais il ne parle pas de la possibilité d'augmenter les efforts pour les atteindre les ou encore les élargir afin qu'ils incluent des mesures qualitatives et quantitatives. En 2002, le sommet européen de Barcelone avait arrêté des objectifs nationaux en matière de prise en charge préscolaire visant à couvrir 33% des enfants de moins de trois ans et 90% des enfants entre trois ans et l'âge de la scolarité pour 2010.

En 2007, le Parti socialiste européen a organisé une campagne afin d'encourager les gouvernements à respecter leur engagement envers les objectifs européens en matière de garderies. Par ailleurs, la petite enfance figure parmi les 'Principes pour une nouvelle Europe sociale' du PSE.

L'exécutif du PSE Femmes a publié une déclaration cette semaine soulignant que ses membres "s'opposent catégoriquement tout assouplissement des objectifs européens en matière de petite enfance."

Zita Gurmai, présidente du PSE Femmes, a déclaré: "L'UE devrait plutôt examiner la façon dont elle peut aider les Etats membres à augmenter la quantité et la qualité des crèches et garderies et non essayer d'enterrer ces objectifs juste parce que quelques Etats membres ne tiennent pas leurs engagements. Il est important que l'UE encourage ses Etats membres à améliorer leurs services publics."

Le président du PSE Poul Nyrup Rasmussen a déclaré: "Au début de la présidence tchèque, le président de la République tchèque a écrit que l'UE devait réduire les normes sociales et environnementales. A présent, il semble que la présidence tchèque essaie de passer à l'acte. Il est tout à fait inacceptable que la droite tchèque essaie de pousser l'Europe à abandonner ses objectifs en matière de garderies alors que les citoyens craignent de perdre leur emploi ou encore leur pension. Je défie la droite européenne du PPE de nous dire quelle est sa position. Les conservateurs veulent-ils que les Etats membres qu'ils gouvernent commencent à forcer les mamans à rester à la maison ou à obliger davantage de ménages salariés à payer de coûteux services pour la petite enfance?"

Le PSE appelle toutes les personnes défendant le droit à une petite enfance de qualité à protester auprès des autorités tchèques - pour en savoir plus, cliquer ici