
Le président du PSE Poul Nyrup Rasmussen a lancé un appel urgent au nom des socialistes et sociaux-démocrates européens à l'adresse du G20 afin que ce dernier arrive à un accord sur un paquet pour la relance afin de créer de la croissance et de l'emploi.
M. Rasmussen a déclaré: "Nous avons clairement besoin d'un nouveau paquet de mesures de relance à l'échelle mondiale. L'Europe compte aujourd'hui plus de 19 millions de chômeurs et l'OCDE prévoit une chute de l'activité économique de 4,3% rien que pour cette année. Le nombre de chômeurs augmentera de 25 millions en Europe d'ici la fin de l'année. Il s'agit d'un désastre économique et d'une tragédie humaine, qui frappera encore plus durement les pays en développement où des centaines de milliers de personnes mourront parce qu'elles auront perdu leurs revenus à cause de la crise".
"Angela Merkel et Nicolas Sarkozy doivent accepter que l'Europe doit fournir un nouvel effort d'investissement. Personne n'est dupe: la Commission européenne a beau nous raconter que l'Europe investit 3,3% de son PIB, les chiffres réels sont en dessous des 2% recommandés par le FMI. Les Etats-Unis, le Japon et la Chine font des efforts sérieux; à présent, l'Europe doit les rejoindre afin d'aider le monde à sortir de cette crise".
"Le G20 doit également lancer le processus de réforme du FMI, améliorer la régulation des marchés financiers internationaux et s'attaquer à l'évitement fiscal. Une action ferme contre les paradis fiscaux pourrait permettre de récolter les fonds nécessaires pour marquer une différence réelle dans la lutte mondiale contre les maladies infectieuses, la mortalité maternelle et la pauvreté. Des mesures plus vigoureuses sont également vitales pour restaurer le crédit bancaire".
Les leaders et premiers ministres du PSE se sont réunis le 19 mars dernier et ont adopté une stratégie en sept points afin de lutter contre la crise moyennant une action mondiale axée sur:
- des politiques de relance budgétaire actives et fortement coordonnées afin de sortir le monde de la récession et de le mettre sur la voie du développement durable;
- le parachèvement du cycle de Doha pour le développement, en garantissant qu'ils profitent à tous les pays;
- la poursuite des objectifs du millénaire pour le développement définis par l'ONU et de l'agenda pour le travail décent;
- un renforcement des ressources du FMI et de nouveaux instruments financiers afin de faire face à la contraction rapide des investissements étrangers, de l'aide et du commerce qui frappe pour l'instant le monde en développement;
- pas de ralentissement des négociations pour un nouvel accord mondial sur le climat car "au contraire, la relance doit mener vers une transformation économique partout dans le monde afin de nous orienter vers un avenir à faible émission de carbone";
- une réforme du système actuel de gouvernance mondiale.
Alors que le G20 se réunit à Londres, une réunion plus grande se tient à Bruxelles sous la férule du Forum progressiste mondial - GPF, qui réunit des représentants politiques progressistes, les syndicats, les ONG et d'autres organisations de la base afin de discuter d'un nouvel accord mondial sur la crise économique, de l'énergie, du climat et des denrées alimentaires. Prennent part à la réunion: l'ancien président américain Bill Clinton, Pascal Lamy, Howard Dean, Antonio Guterres, Juan Somavia, Poul Nyrup Rasmussen, Lionel Jospin, Vandana Shiva, Salima Ghezali, Susan George, Taslima Nasreen, Aminata Traoré et Chico Whitaker.
De nombreux participants signeront vendredi midi une déclaration pour un nouvel accord mondial (ou New Deal) pour le développement durable et la justice sociale.
Consultez la stratégie en sept points du PSE
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