
Les ministres de l'emploi et des affaires sociales du Parti socialiste européen (parmi lesquels le ministre portugais José Vieira da Silva et le ministre italien Cesare Damiano) ont signé une lettre au nom du PSE appelant la Commission européenne à étudier l'impact des fonds spéculatifs et de capital à risque sur l'emploi et les droits des travailleurs et à examiner une possible réglementation.
La lettre, adressée au président de la Commission européenne José Manuel Barroso, souligne que les "fonds spéculatifs et de capital d'investissement posent une menace inutile aux entreprises en bonne santé, à l'emploi et aux droits des travailleurs", surtout en raison de possibles rachats d'entreprises par endettement ou leveraged buy outs. Elle ajoute que dans "trop de cas, les entreprises ont été achetées avec de l'argent emprunté et se retrouvent à devoir rembourser de fortes dettes et les intérêts qui y sont liés, à devoir vendre leurs actifs et à licencier leurs travailleurs.”
Le PSE déplore par ailleurs que “L'actuelle législation européenne sur les droits d'information et de consultation des travailleurs avant un rachat, comme la directive européenne sur les droits acquis des travailleurs, ne couvrent pas de façon efficace les rachats d'entreprises par endettement.”
La lettre demande instamment à la Commission européenne de “procéder à une étude de l'impact qu'ont ces fonds en Europe, notamment sur le travail, sur les droits des travailleurs et sur la gestion de l'entreprise” et d'“étudier de possibles actions de régulation”.
Les signataires de la lettre sont le président du PSE Poul Nyrup Rasmussen, José Vieira da Silva, Cesare Damiano, le secrétaire d'état allemand chargé de l'emploi et des affaires sociales Kajo Wasserhövel et le secrétaire général de la CES John Monks.
Le président du PSE Poul Nyrup Rasmussen a déclaré: “Il devient de plus en plus clair qu'il fâut adopter des mesures pour empêcher les rachats d'entreprises saines en les accablant de dettes élevées et en les forçant à détruire de l'emploi inutilement. Les marchés financiers doivent appuyer et non miner l'économie réelle. Ce n'est pas toujours le cas pour l'instant.”
La lettre fait suite à une résolution adoptée par les délégués de tous les partis socialistes et sociaux-démocrates européens lors du Conseil du PSE à Sofia. La résolution lançait un appel à plus de transparence pour les fonds spéculatifs et de capital d'investissement et à l'établissement de nomes minimales de reddition de comptes. Elle appelait également les autorités concernées à étudier la possibilité d'imposer des limites sur l'endettement pour éviter que les entreprises concernées ne se retrouvent ensuite dant l'incapacité de rembourser, à l'établissement d'une imposition effective des gestionnaires de fonds, et enfin, elle demandait instamment à la task force du G8 sur les marchés financiers à prendre en compte les propositions du PSE ainsi que la protection des droits des travailleurs dans les cas de rachats par endettement.
Pour plus d'informations:
Julian Scola, responsable Communications - Médias & Campagnes
Parti socialiste européen, Rue du Trône, 98, B-1050 Bruxelles
Portable +32 486 117 394, julian.scola@pes.org
Cet email est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir.