
Le 15 octobre 2008
Les premiers ministres et vice-premiers ministres socialistes, réunis en amont du sommet européen, ont demandé au PSE d'élaborer des propositions communes pour une régulation des marchés financiers.
Le président du PSE a déclaré: "Ce que le sommet semble vouloir adopter comme stratégie est nécessaire mais cela ne suffit pas en soi. Aujourd'hui, nos gouvernements doivent se coordonner pour apporter une aide d'urgence à l'Europe mais l'Europe a également besoin de programmes pour construire un cadre solide de régulation des marchés financiers afin d'éviter un chômage à grande échelle. Donc, pendant que nos premiers ministres sont en train d'éteindre les différents incendies afin d'empêcher un effondrement total de notre système, le PSE travaillera à la définition d'une direction commune d'abord pour la régulation des marchés financiers et ensuite, afin d'empêcher que la crise financière ne devienne une crise du chômage. L'Europe peut et doit prendre l'initiative tout en travaillant en étroite collaboration avec les USA - et c'est précisément ce que le Parti socialiste européen fait depuis un an et demi avec les Démocrates américains."
"Malgré la majorité conservatrice en Europe, ce sont les sociaux-démocrates qui ont fait preuve d'initiative. José Luis Zapatero a appelé à une réunion d'urgence au niveau européen et Gordon Brown a fourni le plan d'action. Au Parlement européen, les socialistes ont amené les conservateurs, bien contre leur gré, à tomber d'accord pour lancer un appel à la réforme des marchés financiers alors que ces derniers avaient toujours refusé de le faire auparavant. Les conservateurs à la Présidence du Conseil européen courent dans tous les sens sans savoir où donner de la tête alors que les conservateurs de la Commission européenne semblent être dépassés par les événements."
"La raison en est claire: la seule solution à la crise sera socialiste ou ne sera pas. Le credo conservateur selon lequel on peut tout laisser aux mains du marché est mort et enterré. Les conservateurs n'ont pas de solution alternative. Ce dont le monde a besoin, c'est d'un accord social-démocrate classique, c'est à dire d'une économie du marché libre que viennent équilibrer des règles justes pour la justice sociale. Les marchés financiers ne sont pas une force de la nature mais bien une construction humaine qui doit être mise au service des besoins de notre économie réelle et donner aux citoyens la confiance dont ils ont besoin en ce qui concerne leur emploi, leur maison, leurs épargnes et leur retraite, maintenant et sur le long terme. Comme nous l'avons toujours dit, l'Europe, c'est plus qu'un marché."
Le PSE compte à présent appeler à une réunion d'urgence des leaders de ses 33 partis membres début novembre afin de discuter de la crise et de ses implications à plus long terme.
Ont pris part à la réunion du PSE aujourd'hui: Gordon Brown, Alfred Gusenbauer, Ferenc Gyurcsany, Gediminas Kirkilas, Sergei Stanishev, Wouter Bos, Jean Asselborn, Frans Timmermans, Elio Di Rupo, Poul Nyrup Rasmussen, Margot Wallström, Joaquim Almunia, Javier Solana et Martin Schulz.
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