
Le 3 avril 2006
Le Parti socialiste européen a lancé un avertissement aujourd’hui à la Commission européenne et l’appelle à ne pas revenir sur le compromis trouvé par le Parlement européen sur la directive services, qui avait reçu l’aval du Conseil des ministres.
«Je crains que McCreevy et ses amis de la Commission n’essaient d’affaiblir quelques-unes des dispositions visant à protéger les consommateur et certains services publics essentiels repris dans le compromis sur la directive services adopté par le Parlement européen », a déclaré Poul Nyrup Rasmussen, président du Parti socialiste européen. « Si la Commission veut vraiment ouvrir le marché des services, elle ne doit pas toucher au compromis. Mais d’après ce que j’entends, la tentation pourrait se révéler trop grande malgré l’engagement public pris par la Commission de respecter le compromis».
«La Commission européenne doit écouter message du Conseil européen, émis lors du dernier sommet, au lieu de céder à la pression des grandes sociétés de services».
Le PSE pense que la Commission est en train d’envisager la limitation du nombre des « services d’intérêt général » qui seraient exclus de la directive et la suppression d’un paragraphe adopté par le Parlement qui garantit la protection du consommateur selon les législations nationales – point central des revendications du Groupe du PSE au Parlement européen. Le PSE craint également un glissement vers l’affaiblissement des législations du travail.
«Il y aura des problèmes si la Commission procède aux changements qui sont évoqués», a ajouté Poul Nyrup Rasmussen. «Le Parti socialiste européen n’acceptera pas ce genre de simagrées de la part de la Commission européenne».
Pour plus d’informations, contactez Julian Scola, Responsable presse, Parti socialiste européen, gsm 0486 117 394, julian.scola@pes.org