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07/05/2009

Sommet pour l'emploi - Aucune action sérieuse pour préserver l'emploi ou en créer

Déçu des résultats du mini-sommet pour l'emploi, le président du PSE Poul Nyrup Rasmussen a déclaré: "Le sommet n'est pas parvenu à adopter une quelconque action sérieuse pour préserver les emplois existants ou pour créer de nouveaux postes de travail. Au lieu de cela, le message qui ressort de ce non-sommet est: ce sont les travailleurs qui paieront le prix de la récession. Le sommet recommande davantage de flexibilité sur le marché du travail alors que déjà, trop de salariés se retrouvent dans des emplois précaires. Il recommande une réduction des coûts non-salariaux liés à la main d'oeuvre, ce qui se traduit dans la réalité par une réduction des contributions pour les retraites ou encore des assurances-santé moindres".

M. Topolanek a déclaré qu'il voulait créer de l'emploi mais qu'il n'était pas disposé à investir les ressources nécessaires à cette fin. Il a ajouté que la solution à ce problème ne passait pas par davantage d'endettement. Or le fait payer des millions de personnes pour qu'elles restent au chômage génère davantage de dettes, sans pour autant générer un quelconque revenu fiscal. Nous croyons que la réduction des coûts de la main d'oeuvre non liés au salaire représente une aide aux entreprises qui n'est pas forcément génératrice d'emplois nouveaux".

"Le Sommet en a donc conclu que pour créer de nouveaux postes de travail, il fallait améliorer les conditions pour les entreprises et pour l'investissement mais il ne s'agit là que d'une vieille recette néolibérale axée sur la déréglementation et un nivellement vers le bas des droits des travailleurs. Cela veut dire que les gouvernements font faire très peu de choses si ce n'est faciliter l'exploitation des travailleurs qui cherchent désespérément un travail". 

"L'Europe a besoin d'une nouvelle relance, centrée sur la création d'emplois. Il est tragique de constater que l'Union européenne, actuellement dominée par la droite, soit si peu encline à faire tout ce qui est possible pour lutter contre la crise."

Le Parti socialiste européen a proposé qu'au cours des 100 premiers jours suivant les élections européennes, sept actions soient lancées pour lutter contre la récession et le chômage de masse, y compris un nouveau plan de relance renforcé pour l'Europe et un pacte européen pour l'emploi afin de préserver les postes de travail et créer un plus grand nombre d'emplois, de meilleure qualité, de renforcer les droits des travailleurs, leurs conditions de travail et l'égalité de salaires.

Alors que les médias annonçaient que M. Topolanek avait déclaré que tout le monde pouvait trouver du travail, M. Rasmussen a répondu: "L'année prochaine, 27 millions de personnes seront au chômage en Europe. Est-il possible que le président du Conseil européen pense vraiment que les chômeurs n'ont qu'à s'en prendre à eux-mêmes s'ils n'ont pas de travail? Je suis choqué qu'il insinue une telle chose".




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