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Les étapes du changement

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Nous avons obtenu des résultats décevants lors des élections européennes mais nous ne baisserons pas les bras, vue l’explosion du chômage, nous avons de quoi nous battre. Nous sommes en présence aujourd’hui du Parlement européen le moins progressiste de son histoire, dominé par une droite plus eurosceptique et nationaliste que jamais, ce qui risque d’entraîner  la nomination d’une Commission européenne très à droite – mais nous ferons face ! Nous avons déjà obtenu qu’il y ait une véritable consultation, comme nous l’avions demandé, avec le Parlement pour la nomination du Président de la Commission européenne.

Notre groupe au Parlement européen a renforcé sa position en tant que deuxième force la plus importante en accueillant le nouveau Partito Democratico italien, créant ainsi un nouveau groupe : « L’Alliance Progressiste des Socialistes et des Démocrates au Parlement Européen ». C’est une bonne décision, que je soutiens sans réserve, et à laquelle j’ai travaillé ces derniers mois. Clarifions une chose qui, apparemment, a engendré un certain malentendu chez les militants : la décision du groupe ne remet en aucune manière en question ni le nom ni l’identité du Parti Socialiste Européen. Nous sommes toujours engagés politiquement à bâtir un PSE plus fort avec le soutien des militants du PSE, et à définir un projet politique clair et fort pour répondre aux défis sans cesse plus importants qui se posent aux citoyens. Comme je l’ai déjà dit, nous avons besoin de plus de PSE, pas moins de PSE.

Je ne suis pas d’accord avec l’analyse selon laquelle le résultat aux élections européennes serait la preuve d’une crise inéluctable de la social-démocratie, même si la social-démocratie doit indubitablement se renouveler. Les valeurs sur lesquelles nous avons fondé plus d’un siècle de luttes et de victoires politiques doivent rester notre source d’inspiration. Nous devons apprendre à être encore plus proche des citoyens, de ceux qui se sentent exclus et désillusionnés de la politique, qui ne répond pas à leurs peurs et à leurs rêves. Nous, partis socialistes et sociaux-démocrates de toute l’Europe, devons, comme jamais, travailler ensemble.  Et nous devons nous ouvrir aux idées progressistes qui existent en dehors des limites formelles de nos partis. A ce sujet, je te conseille la lecture de mon article qui a été publié dans le journal français Libération et le magazine flamand De Morgen.

Un premier pas sur le chemin du renouveau, après avoir pris à bord les démocrates italiens, sera notre Forum des militants du PSE à Dublin, où plus de 250 membres de notre Parti de toute l’Europe se réuniront pour débattre du futur de la gauche en Europe, y compris de comment accroître le nombre de militants du PSE. Je ne saurais dire à quel point les militants du PSE sont importants pour construire un avenir progressiste. Les militants du PSE sont la base sur laquelle nous devons construire un parti européen plus fort.

Un autre pas sera fait lors de notre Congrès à Prague en décembre, où nous lancerons une nouvelle phase de réflexion sur le PSE et son renforcement.

Mais il y a d’importantes batailles à gagner dès maintenant. La crise économique s’aggrave : la croissance est revue à la baisse chaque mois un peu plus, et le chômage augmente de façon dramatique. Parler de reprise est prématuré. Le Premier Ministre suédois Frederik Reinfeldt a déclaré au tout premier jour de sa Présidence du Conseil de l’UE qu’il ne devrait pas y avoir de nouveau plan de relance pour combattre la récession. Il y aura donc 27 millions de chômeurs l’année prochaine – 10 millions d’emplois perdus en 2 ans ! Notre priorité doit être l’emploi, l’emploi, l’emploi. Nous devons concentrer nos efforts sur la relance, et réclamer un plan de relance européen plus fort.