Publié mercredi 30 avril 2008 à 09h22
par
eromerof
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Willy Brandt: « Le socialisme démocratique se caractérise par sa capacité à permettre de nouveaux départs ».
Le socialisme démocratique a été capable de répondre à de nouveaux défis et à de nouvelles donnes en misant sur l’égalité et la justice sociale. De même que le pacifisme ou le féminisme sont devenus partie intégrante de l’ensemble des valeurs socialistes, à présent, il est temps d’inclure le développement durable comme élément central de notre pensée et de nos pratiques politiques.
La gauche doit être consciente des conséquences de la dégradation de l’environnement pour notre planète et introduire la solidarité comme principe fondamental pour définir un modèle de développement durable plus juste, durable et responsable. Le défi pour le 21ème siècle ne consiste plus seulement à mieux redistribuer les richesses et à lutter en faveur de l’égalité des chances : il s’agit également de répondre à un besoin plus complexe, celui d’assainir l’environnement tant à l’échelle locale que planétaire. L’éco-socialisme doit être compris comme une question de solidarité inter- et intra-générationnelle, une solidarité dans l’espace et dans le temps.
NOUVEAU MODELE DE DEVELOPPEMENT
L’Europe a joué un rôle de premier plan en lançant des politiques visant à arriver à un « assainissement » environnemental. Mais imposer des limites aux niveaux d’émission, ou prendre les mesures adéquates pour le traitement d’eau et des déchets ne suffit pas. Même un fonctionnement plus efficace des programmes et projets adoptés dans le cadre d’une politique environnementale de prévention ne suffirait pas.
Par ailleurs, la création du réseau Natura 2000 et toute la série de mesures en faveur de la préservation des espaces naturels et des espèces ne suffisent pas à garantir notre biodiversité.
Il est à présent urgent de lancer une nouvelle génération de politiques environnementales qui soient transversales dans toutes les politiques européennes (énergie, mobilité, agriculture, industrie, RDI, tourisme, …) et qui les orientent vers un développement économiquement viable, écologiquement sain et socialement juste.
NOUVELLE CULTURE
La consommation à outrance et les modèles inefficaces de production ne permettent pas d’avancer et de dépasser notre système actuel. Après avoir satisfait les besoins fondamentaux et vitaux, augmenter la consommation ne se traduit pas par un plus grand bonheur. Il faut fixer de nouveaux objectifs de développement social et économique qui fassent abstraction de la tyrannie imposée par le PIB et la consommation énergétique comme indicateurs de ‘progrès’. La mesure du niveau de bien-être doit évoluer vers des paramètres qui prennent en compte la véritable qualité de vie des citoyens, comme la qualité de l’air et de l’eau, le nombre de parcs et de jardins des villes (ou d’espaces naturels protégés) ou encore l’accès aux infrastructures sanitaires, éducatives et culturelles de l’ensemble de la population.
FAIRE DU PROBLEME UNE OPPORTUNITE
La détérioration de l’environnement peut devenir une opportunité de progrès. La lutte contre les changements climatiques, l’atténuation de ses effets et l’adaptation aux changements mondiaux auxquels nous assistons peuvent contribuer à faire de l’Europe la pionnière d’une nouvelle ère de progrès socioéconomique. Anticiper les mesures contre les changements climatiques nous permettrait non seulement de minimiser les coûts mais en plus, de nous mettre à l’avant-garde de secteurs stratégiques comme celui de l’énergie et du transport.
Ignacio Henares est biologiste, militant du PSOE et membre du réseau manifiesto2009.es
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