Publié mercredi 28 mai 2008 à 15h40
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Comme nous le disions dans un de nos derniers articles, le thème "Sauvons la planète" du programme électoral du PSE a été discuté à Stockholm, en Suède, avec un résultat très encourageant! L'objectif de la réunion était, bien entendu, d'apporter une contribution au débat sur le programme électoral du PSE pour les élections européennes de juin 2009.
Lutter contre les changements climatiques en changeant son propre comportement
Le séminaire "Mener la lutte contre les changements climatiques: pour un nouveau programme européen de croissance écologique” s'est tenu le 23 mai dernier au siège du parti social-démocrate suédois SAP.
Mona Sahlin, leader du SAP et responsable du débat "Sauvons la planète" dans le cadre du débat sur le programme électoral du PSE, a ouvert le séminaire en déclarant que “les problèmes dans notre société ne disparaissent pas tout simplement parce qu'on le veut mais bien en prenant des actions concrètes”. La politique et le marché doivent s'allier pour définir des stratégies pour un avenir durable: il s'agit de favoriser les investissements, trouver les incitants au niveau public afin de promouvoir les nouvelles technologies et influencer l'opinion publique. D'après elle, l'UE doit poursuivre sa lutte contre les changements climatiques en adoptant une directive globale définissant les mesures à entreprendre dans tous les secteurs, une directive sur les énergies renouvelables et en faisant en sorte que le budget européen et les fonds structurels soient utilisés pour investir dans les nouvelles technologies.
Le besoin de changer nos modèles de consommation et de production
L'eurodéputée Linda McAvan, vice-presidente du Groupe socialiste au PE responsable pour la question des changements climatiques, a présenté le nouveau paquet européen sur les changements climatiques. Les grands points de cette nouvelle série de propositions consistent à élargir le SCEQE (système communautaire d'échange des quotas d'émissions), à adopter une directive sur les émissions des voitures et une autre sur les énergies renouvelables. Linda a souligné qu'il était nécessaire de prendre en compte certains thèmes controversés comme les problèmes de rattrapage des pays d'Europe centrale et orientale vis-à-vis des autres Etats membres, de s'assurer que les biocarburants n'aient pas d'impact négatif sur l'environnement et sur notre société et que le SCEQE n'affecte pas la compétitivité, en particulier pour l'industrie lourde. Ensuite, Svante Axelsson, secrétaire général de la Société suédoise pour la préservation de la nature, a pris la parole. Selon lui, l'argent doit être utilisé de façon différente: il s'agit d'augmenter le prix des vieilles technologies afin d'arriver à un changement complet dans les modèles de production et de consommation. Les idées qu'il a présentées consistent entre autres à introduire un mécanisme d'échange de mégawatts semblable au SCEQE et à abandonner les subventions aux revenus prévus par la Politique agricole commune et à garantir que l'argent ainsi épargné soit destiné à appuyer une production plus durable. L'eurodéputée Ǻsa Westlund, membre de la Commission sur l'environnement au Parlement européen, a clôturé le premier panel du séminaire en se centrant sur le problème de la communication avec le public. Elle a déclaré que les “socialistes croient que la politique permet de montrer la voie à suivre dans cette lutte, mais ce problème doit être abordé de façon équitable sinon nous perdrons le soutien démocratique”. Il faut donc accorder aux gens les incitants nécessaires et leur offrir les opportunités adéquates afin de rendre le résultat des actions entreprises plus visible.
Pour un transport durable dans une Europe durable
Le deuxième panel du séminaire a abordé la question du transport durable. Outre la promotion des nouvelles voitures propres, il est de la plus haute importance que l'aviation soit inclue dans le système SCEQE afin de forcer le secteur à réduire ses émissions. Selon Carin Jämtin, maire-adjointe de Stockholm, les villes d'Europe auront un grand rôle à jouer en ce sens en planifiant des systèmes de transport fiables et durables et en investissant dans des infrastructures qui permettent d'atteindre cet objectif. En ce sens, les politiques entreprises à Stockholm et à Göteborg comme la taxe d'embouteillage alliée à la promotion des transports publics peuvent servir d'exemples de ce qui peut être fait.
Puisque les changements climatiques revêtent une dimension environnementale mais aussi économique et sociale, ils doivent être abordés sous différentes perspectives simultanément. Les choix à faire ne seront pas faciles mais la politique a la responsabilité de nous pousser dans la bonne direction.
Pour plus d'informations sur le Groupe socialiste au Parlement européen et sur les changements climatiques, cliquez ici.
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